🥋 3 décennies DÉJÀ que je porte ma ceinture noire
- oliviercochard7
- 3 févr.
- 2 min de lecture
Je prends le temps de cĂ©lĂ©brer Ă voie haute ce moment, non pas par orgueil (ou peut-ĂŞtre un peu) mais pour saluer l’être que je suis devenu en la portant et en l’honorant.Â
Il y a une semaine, j’ai réalisé que cela faisait 30 ans jour pour jour que j’obtenais mon Shodan de Karaté Dō, ma première ceinture noire.À l’époque, c’était immense.
J’y consacrais entre 10 et 14 heures d’entraĂ®nement par semaine, en cours et seul.Â
Chez moi, la naissance d’une passion passe toujours par l’excès. Le karaté n’a pas fait exception.
Pour certains, c’est Ă©videmment peu mais pour moi, le jeune garçon timide et rĂ©servĂ©, c’est un immense chemin parcouru.Â
Depuis toutes ces annĂ©es, les remises en question ont Ă©tĂ© nombreuses. J’ai explorĂ© avec passion d’autres disciplines martiales, non pas en touriste, mais pour approfondir et parfaire mon karatĂ©. J’ai eu la chance de recevoir l’enseignement de nombreux sensei, auxquels je dois Ă©normĂ©ment.J’ai poli le geste, aiguisĂ© mon esprit comme j’aime Ă le dire et aujourd’hui, je transmets Ă mon tour avec enthousiasme cette passion qui me tient aux tripes depuis tant d’annĂ©es.Â
Ma ceinture est le reflet de ses annĂ©es passĂ©es et je la chĂ©ris comme un trĂ©sor tĂ©moin de ma dĂ©termination, de mes doute parfois mais que je porte toute l’annĂ©e avec fiertĂ© et l’envie inĂ©branlable de continuer Ă explorer, ressentir et partager.Â
Shoshin (l’esprit du débutant)
Et oui, malgrĂ© toutes ces annĂ©es de pratique, j’ai le sentiment de recommencer chaque jour. DĂ©couvrir encore mon corps (qui vieillit… non se bonifie ;-), de nouvelles sensations, des rythmes, des perceptions diffĂ©rentes… Quel bonheur de pratiquer. Je souhaite cette expĂ©rience, ce chemin de vie Ă tout le monde.Â
La voie (le Dō) n’est pas qu’un mot. Elle se vit. Elle nous rend humble lorsque l’on contemple le sommet de la montagne que l’on n’atteindra sans doute jamais, malgré le chemin déjà parcouru.
Je suis fier de ces années passées et profondément enthousiaste à l’idée de celles à venir, non plus seulement pour ma propre progression, mais surtout pour celle de mes élèves, actuels et futurs, que j’accompagne chaque jour sur ce chemin avec gratitude.
Osu. Olivier Sensei




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